Cigarette


Vers une reconnaissance dela cigarette électronique comme outil de sevrage tabagique ? Les choses vont lentement, et il est clair que les autorités de santé françaises sont prudentes. Néanmoins, en février 2016, le Haut Conseil de la Santé Publique recommandait d’informer – sans en faire la publicité – les professionnels de santé et les fumeurs sur le fait que la cigarette électronique est une aide à l’arrêt du tabac et un mode de réduction des risques du tabac en usage exclusif [1].

Par rapport à ses recommandations de 2014 sur l’arrêt du tabac, dans lesquelles la HAS « tolérait » simplement la cigarette électronique à titre purement transitoire, et plus encore par rapport à un avis de l’Afssaps de 2011, qui mettait en garde les utilisateurs contre une toxicité de la cigarette électronique, on peut considérer qu’il y a une évolution à petits pas.

Cette évolution ne va pas de soi, puisque par rapport à l’ OMS ou à l’American Heart Association, qui en 2014 ont publié simultanément des recommandations en forme de « non » franc et massif, on peut considérer que les autorités françaises font preuve d’une certaine souplesse.

  Arr


 

 

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  test


Paris, le mercredi 16 août 2017 - Le paquet neutre, adopté en décembre 2015 dans le cadre de la loi Santé, est entré en application en janvier de cette année.

En avril dernier, un premier bilan avait révélé que les ventes de cigarettes avaient augmenté de 1,3 % au premier trimestre, gouvernement et spécialistes assuraient alors que ce dispositif aurait des effets à plus long terme.

Des chiffres révélés par RTL ce matin, issus de l’administration des douanes semblent contredire ces espérances. En effet, la vente de cigarettes s’est accrue de 9,2 % dans notre pays au premier semestre par rapport à la période homologue en 2016. Cette mauvaise nouvelle a été confirmée par le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin. Il l’explique par la « solitude » de la France (elle est aujourd’hui le seul pays européen avec la Grande-Bretagne n’autorisant que les paquets neutres)…

A manier avec précaution !

On peut néanmoins nuancer ces données inquiétantes.

En premier lieu, elles ne s’accompagnent pas d’informations sur les ventes du marché parallèle. Or, la non-augmentation du prix des cigarettes en France a peut-être quelque peu tari le marché noir. D’autre part ces statistiques ne peuvent rendre compte fidèlement de la consommation réelle de la population. On pourrait ainsi, par exemple, expliquer cet accroissement par la "reprise" du tourisme après la chute du nombre de visiteurs qui a suivi les attentats de novembre 2015.

De plus, soulignons que les livraisons de cigarettes aux buralistes sont elles restées stables sur la même période.

Des études contradictoires

Rappelons que cette mesure est déjà en vigueur en Australie depuis le 1er décembre 2012 et que ses effets sont toujours sujets à débat.

Ainsi, selon des études publiées dans le British Medical Journal, si le paquet neutre a permis de diminuer l'attrait ressenti et d'améliorer la perception de l'avertissement sanitaire, l'impact sur la consommation reste difficile à appréhender.

On a ainsi pu constater dans le même temps, une légère augmentation des ventes de cigarettes entre 2012 et 2013 et une diminution de la part des fumeurs dans la population australienne sur la même période.

Par ailleurs, un audit mené par le cabinet KPMG à la demande des industriels du secteur a conclu que les ventes ont, au total, baissé entre 2012 et 2014, mais a attribué cette diminution à la hausse des taxes et de la contrebande...

Signalons, enfin, un autre travail qui avait conclu à une baisse de 3,7 % de la prévalence du tabagisme attribuable directement au paquet neutre dans l'année suivant son introduction…

La vente des substituts explose elle aussi !

Paradoxalement, la vente de substituts nicotiniques a elle aussi le vent en poupe, ce qui, d’ailleurs, peut laisser espérer un affaiblissement des ventes de cigarettes dans les prochains mois.

Ainsi selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), les ventes de traitements d’aide à l’arrêt du tabac ont augmenté de 36 % au premier semestre par rapport à l’année dernière.

« Cet accroissement est sans nul doute un effet du passage de 50 à 150 euros du remboursement forfaitaire des substituts nicotiniques en novembre 2016 » conclu l’OFDT.

C'est désormais la piste fiscale qui est privilégiée avec un paquet de cigarettes à 10 euros comme l’a confirmé, ce matin, Gérald Darmanin.
Frédéric Haroche

  Malgr


Paris, le mercredi 16 août 2017 - Le paquet neutre, adopté en décembre 2015 dans le cadre de la loi Santé, est entré en application en janvier de cette année.

En avril dernier, un premier bilan avait révélé que les ventes de cigarettes avaient augmenté de 1,3 % au premier trimestre, gouvernement et spécialistes assuraient alors que ce dispositif aurait des effets à plus long terme.

Des chiffres révélés par RTL ce matin, issus de l’administration des douanes semblent contredire ces espérances. En effet, la vente de cigarettes s’est accrue de 9,2 % dans notre pays au premier semestre par rapport à la période homologue en 2016. Cette mauvaise nouvelle a été confirmée par le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin. Il l’explique par la « solitude » de la France (elle est aujourd’hui le seul pays européen avec la Grande-Bretagne n’autorisant que les paquets neutres)…

A manier avec précaution !

On peut néanmoins nuancer ces données inquiétantes.

En premier lieu, elles ne s’accompagnent pas d’informations sur les ventes du marché parallèle. Or, la non-augmentation du prix des cigarettes en France a peut-être quelque peu tari le marché noir. D’autre part ces statistiques ne peuvent rendre compte fidèlement de la consommation réelle de la population. On pourrait ainsi, par exemple, expliquer cet accroissement par la "reprise" du tourisme après la chute du nombre de visiteurs qui a suivi les attentats de novembre 2015.

De plus, soulignons que les livraisons de cigarettes aux buralistes sont elles restées stables sur la même période.

Des études contradictoires

Rappelons que cette mesure est déjà en vigueur en Australie depuis le 1er décembre 2012 et que ses effets sont toujours sujets à débat.

Ainsi, selon des études publiées dans le British Medical Journal, si le paquet neutre a permis de diminuer l'attrait ressenti et d'améliorer la perception de l'avertissement sanitaire, l'impact sur la consommation reste difficile à appréhender.

On a ainsi pu constater dans le même temps, une légère augmentation des ventes de cigarettes entre 2012 et 2013 et une diminution de la part des fumeurs dans la population australienne sur la même période.

Par ailleurs, un audit mené par le cabinet KPMG à la demande des industriels du secteur a conclu que les ventes ont, au total, baissé entre 2012 et 2014, mais a attribué cette diminution à la hausse des taxes et de la contrebande...

Signalons, enfin, un autre travail qui avait conclu à une baisse de 3,7 % de la prévalence du tabagisme attribuable directement au paquet neutre dans l'année suivant son introduction…

La vente des substituts explose elle aussi !

Paradoxalement, la vente de substituts nicotiniques a elle aussi le vent en poupe, ce qui, d’ailleurs, peut laisser espérer un affaiblissement des ventes de cigarettes dans les prochains mois.

Ainsi selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), les ventes de traitements d’aide à l’arrêt du tabac ont augmenté de 36 % au premier semestre par rapport à l’année dernière.

« Cet accroissement est sans nul doute un effet du passage de 50 à 150 euros du remboursement forfaitaire des substituts nicotiniques en novembre 2016 » conclu l’OFDT.

C'est désormais la piste fiscale qui est privilégiée avec un paquet de cigarettes à 10 euros comme l’a confirmé, ce matin, Gérald Darmanin.
Frédéric Haroche

  De l 'efficacité


A quoi les fumeurs sont-ils le plus sensibles quand on leur apprend de quoi leur cigarette est faite ? C’est la question que s’est posée une équipe de chercheurs américains à propos de l’impact des informations relatives à la composition des cigarettes sur les consommateurs de tabac. 1148 individus de 18 ans et plus ont été interrogés sur l’efficacité subjective des messages qu’ils recevaient dès lors qu’ils contenaient une indication sur les composants des cigarettes et/ou leur toxicité et/ou leurs effets sanitaires. D’après les résultats de cette enquête, les fumeurs percevaient les messages contenant une information sur la présence d’arsenic, de formaldéhyde, d’uranium, d’ammoniac plus efficaces que ceux mentionnant la présence de nitrosamines, moins connus du grand public. En outre si les composants mieux connus étaient plusieurs à être cités dans un même message et si ces informations étaient accompagnées d’indications relatives à leur toxicité et à leurs effets sanitaires, le message était perçu comme encore plus efficace : autant d’éléments pertinents pour optimiser l’élaboration des messages de santé publique.

Source : Seth M.Noar, Dannielle E.Kelley Marcella H.Boynton Jennifer C.Morgan Marissa G.Hall Jennifer R.Mendel Kurt M.Ribisl Noel T.Brewer, ″Identifying principles for effective messages about chemicals in cigarette smoke″, Preventive Medicine, 8 septembre 2017